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Sur la Mana : le plein de lune et d'étoiles

 

« La face musicale de la lune, le Retour» a tenu ses promesses : cadre, ambiance et programme ont ravi le public et récompensé le travail bénévole organisateurs.
Si la pluie de samedi après-midi et les impressionnants barrages de gendarmerie et de douane en direction de Saut Sabbat ont dû en surprendre et/ou dissuader certains, pas moins de 300 personnes ont participé au festival organisé par Uman-Art. Leur « courage » a été largement récompensé : sensations sur les pirogues, douceur des baignades dans le fleuve, hôtel au clair de lune dans un sous-bois bichonné pour l'occasion… ça, c’était pour l’aventure.

La Face musical de la Lune
La Face musicale de la lune 2003
La Face Musicale de la Lune 2004


Les expositions
Les Stages

Quant à l’ambiance, les larges sourires du dimanche ne laissaient aucun doute sur l’enthousiasme général : « ça faisait longtemps que je n’avais pas passé un aussi bon week-end ! » ou « continuez ! C’est TROP bien !!! » résument assez bien ce qu’ont entendu les bénévoles de l’organisation. Il faut dire qu’il régnait sur l’abattis de l’association Uman-Art un climat de fête électrisant, servi par une programmation artistique de haut vol, alliant variété et qualité.

La soirée a commencé à la tombée de la nuit avec un match d’improvisation théâtrale, offert par les truculents Fouyouyouye ! de St Laurent ; les deux équipes (« Les Impros locaux » et « Les Piraïs des Carabites ») se sont affrontées sans relâche dans des joutes verbales et gestuelles, surveillées par un arbitre-sous-moustiquaire implacable et ses assistantes Melles Anne O’Fail.Ce sont ensuite les capoiéristes de Cayenne qui ont pris le relais avec un concentré d’énergie et de puissance. Puis, pendant le repas du soir, la musique a conquit la scène. Samy, auteur-compositeur-interprète, a ouvert le bal en proposant un petit voyage vers Mayotte, sur des chansons pleines de poésie. Alors que le peintre Pablo Lopez entamait une performance en direct sur une toile géante, les percussions créoles ultra-rapides de Mélika ont résonné fort, juste avant le reggae-ragga fraternel du Bangayana de Cayenne.

Ce fut ensuite le tour de ceux que beaucoup attendaient : Fredo Electrik Blaff, qui ont livré une performance sublime de plus d’une heure, provoquant deux rappels, où le public semblait ne plus vouloir arrêter de chanter… Les concerts se sont terminés vers 2 h, après le show des stars de l’Ouest guyanais Koloni et Fondering , qui présentent leur dernier album et dont les tambours exaltés résonnent déjà dans toutes les rues de La Charbonnière à St Laurent.

The Fredo Electric Blaff... une musique, un public.

Les plus grands fêtards ont pu continuer jusqu’au petit matin, grâce aux courageux A la rue DJ  et DJ Squal, sans oublier l’indispensable Supalonionne (ndlr. « Soupe à l’oignon ») de Thérésa.

Le festival s’est réellement clos dans le soleil matinal,  par une double bouffée d’émotion et de poésie. « Les Patates douces », avec des reprises subtiles de Camille, Arno ou Radiohead, suivis de Jacques, sa guitare et ses textes poético corrosifs, ont fait vibrer le petit-déjeuner de doux frissons musicaux.

Koloni & Fondering donnent un cours de danse...

Les organisateurs félicitent enfin le public, qui a « tenu » parfois toute la nuit, sans le moindre début d’embrouille, et qui n’a pas hésité à donner un coup de main pour le démontage. Une ??dition très réussie, donc ;  la meilleure, pour beaucoup de monde. La dernière ?...

Marie Lamouline.(novembre 2006)