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| Sur
la Mana : le plein de lune et d'étoiles
« La face musicale
de la lune, le Retour» a tenu ses promesses : cadre,
ambiance et programme ont ravi le public et récompensé
le travail bénévole organisateurs.
Si la pluie de samedi après-midi et les impressionnants barrages
de gendarmerie et de douane en direction de Saut Sabbat ont
dû en surprendre et/ou dissuader certains, pas moins de 300
personnes ont participé au festival organisé par Uman-Art.
Leur « courage » a été largement
récompensé : sensations sur les pirogues, douceur
des baignades dans le fleuve, hôtel au clair de lune dans
un sous-bois bichonné pour l'occasion… ça, c’était
pour l’aventure. |







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Quant à l’ambiance,
les larges sourires du dimanche ne laissaient aucun doute sur l’enthousiasme
général : « ça faisait longtemps
que je n’avais pas passé un aussi bon week-end ! »
ou « continuez ! C’est TROP bien !!! »
résument assez bien ce qu’ont entendu les bénévoles
de l’organisation. Il faut dire qu’il régnait
sur l’abattis de l’association Uman-Art un climat de
fête électrisant, servi par une programmation artistique
de haut vol, alliant variété et qualité.
La soirée a commencé
à la tombée de la nuit avec un match d’improvisation
théâtrale, offert par les truculents Fouyouyouye !
de St Laurent ; les deux équipes (« Les Impros
locaux » et « Les Piraïs des Carabites »)
se sont affrontées sans relâche dans des joutes verbales
et gestuelles, surveillées par un arbitre-sous-moustiquaire
implacable et ses assistantes Melles Anne O’Fail.Ce sont ensuite
les capoiéristes de Cayenne qui ont pris le relais avec un
concentré d’énergie et de puissance. Puis, pendant
le repas du soir, la musique a conquit la scène. Samy, auteur-compositeur-interprète,
a ouvert le bal en proposant un petit voyage vers Mayotte, sur des
chansons pleines de poésie. Alors que le peintre Pablo Lopez
entamait une performance en direct sur une toile géante,
les percussions créoles ultra-rapides de Mélika ont
résonné fort, juste avant le reggae-ragga fraternel
du Bangayana de Cayenne.
Ce fut ensuite le tour de
ceux que beaucoup attendaient : Fredo Electrik Blaff, qui ont
livré une performance sublime de plus d’une heure,
provoquant deux rappels, où le public semblait ne plus vouloir
arrêter de chanter… Les concerts se sont terminés
vers 2 h, après le show des stars de l’Ouest guyanais
Koloni et Fondering , qui présentent leur dernier album
et dont les tambours exaltés résonnent déjà
dans toutes les rues de La Charbonnière à St Laurent.
The Fredo Electric Blaff... une musique,
un public. |
Les
plus grands fêtards ont pu continuer jusqu’au petit
matin, grâce aux courageux A la rue DJ et DJ Squal,
sans oublier l’indispensable Supalonionne (ndlr. « Soupe
à l’oignon ») de Thérésa.
Le festival s’est
réellement clos dans le soleil matinal, par une double
bouffée d’émotion et de poésie. « Les
Patates douces », avec des reprises subtiles de Camille,
Arno ou Radiohead, suivis de Jacques, sa guitare et ses textes poético
corrosifs, ont fait vibrer le petit-déjeuner de doux frissons
musicaux.
Koloni & Fondering donnent un cours de
danse...
Les organisateurs félicitent
enfin le public, qui a « tenu » parfois toute
la nuit, sans le moindre début d’embrouille, et qui
n’a pas hésité à donner un coup de main
pour le démontage. Une ??dition très réussie,
donc ; la meilleure, pour beaucoup de monde. La dernière ?...
Marie Lamouline.(novembre 2006) |
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